Jean-Marie GILGENKRANTZ, Gustave Courbet. Peintre novateur et révolutionnaire

Catégorie
Conférences
Date
2019-03-14 14:30
Lieu
Best Western Hotel ARLUX, rue de Lorraine 6700 ARLON

Jean-Marie GILGENKRANTZ est docteur en médecine, professeur honoraire de cardiologie à l'Université de Lorraine (Nancy). Depuis sa retraite, Monsieur GILGENKRANTZ s'adonne à sa passion pour la peinture et livre aux auditeurs de ses conférences le fruit de ses recherches. Il nous a tout récemment encore entretenu de Frédéric Bazille après nous avoir déjà présenté Gustav Klimt, Théodore Géricault, Vermeer, Francisco Goya, Camille Claudel ou encore Eugène Delacroix ...

Gustave Courbet. Peintre novateur et révolutionnaire

 Né à Ornans, dans le Doubs, le 10 juin 1819, Gustave Courbet est resté toute sa vie attaché à son pays natal, éprouvant le besoin d'y revenir et d'y séjourner très régulièrement. Inscrit au Petit Séminaire d'Ornans où il restera jusqu'en 1837, sa dernière année de scolarité se passe à Besançon. Dès son arrivée à Paris, à l'automne 1839, il s'inscrit dans l'atelier de Charles de Steuben, un peintre français né en Allemagne.

L'année 1841 voit le début de sa laison avec Virginie Binet. De cette liaison naîtra un fils, Désiré, qu'il ne reconnaîtra pas officiellement.

De 1842 à 1846, il réalise essentiellement une dizaine d'autoportraits. C'est à l'issue de la révolution de 1848 qu'il décide de rompre avec le classicisme ambiant  et d'opter pour une peinture réaliste. "Les casseurs de pierres" et surtout "L'enterrement d'Ornans" en sont l'illustration.

Toutes les œuvres qui suivront feront l'objet de violentes critiques, voire d'injures, surtout celles consacrées au corps de la femme. "L'origine du monde" en représente le paroxisme. Dès lors, Courbet entre en opposition flagrante avec le régime impérial.

La guerre de 1870 et la défaite de la France le conduiront à prendre des responsabilités durant la Commune. Il sera accusé d'avoir détruit la colonne Vendôme, ce qui lui vaudra une double condamnation: 6 mois de prison et l'obligation de financer la reconstruction du monument. Il n'en a pas les moyens. Il s'exile alors en Suisse, à La Tour-de-Peils où il meurt le 31 décembre 1877. Son corps ne sera rapatrié à Ornans qu'à l'occasion du 100e anniversaire de sa naissance.

 
 

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